Combien de solaire vous faut-il, et en combien de temps est-il remboursé ?
Vous n'avez pas besoin de connaître vos kilowattheures. Donnez le montant que vous payez chaque mois : le simulateur remonte votre consommation réelle à partir du barème CEET, en déduit l'installation qu'il vous faut, et calcule l'année où elle est remboursée.
Tout se calcule sur votre appareil. Rien n'est envoyé, rien n'est enregistré, et le simulateur fonctionne sans connexion une fois la page ouverte.
01 Votre compteur
Les deux chiffres sont liés : modifiez l'un, l'autre suit. Le calibre est gravé sur le disjoncteur en tête de votre tableau, la puissance figure sur votre contrat. Renseignez celui que vous connaissez.
02 Votre besoin en eau
Un bovin boit environ 50 litres par jour, un maraîchage demande couramment 4 à 6 mm par jour et par hectare, soit 40 à 60 m³.
Profondeur dynamique du forage, plus la hauteur du château d'eau, plus les pertes de charge dans la tuyauterie. C'est ce chiffre qui décide de la puissance, davantage que le volume.
Les heures autour de midi, quand le soleil est assez fort pour faire tourner la pompe à plein régime.
02 Votre consommation
Prenez la moyenne de trois ou quatre mois, redevances comprises.
C'est la répartition entre phases qui décide de la puissance d'onduleur à acheter, bien plus que le total. Un onduleur triphasé ne délivre qu'un tiers de sa puissance par phase.
| Appareil | Nb | h/j | Ph. | kWh/j | Retirer |
|---|
Ajoutez vos appareils un par un. Le total se met à jour à chaque ligne.
03 Les coupures
C'est ce qui décide de la taille des batteries, plus que la consommation elle-même.
04 Ce que vous visez
60 % — c'est ce chiffre qui décide de la taille de la batterie. Un commerce fermé le soir est bas, un ménage avec climatisation est haut. En listant vos appareils, il se calcule tout seul.
70 % —
Le stockage retenu est le plus exigeant des deux : ce qui se consomme chaque nuit, ou la réserve demandée ici.
0,8 sans moteurs, 0,7 à 0,75 avec moteurs asynchrones.
Le nombre de phases est réglé à l'étape 01, avec votre branchement : il change le courant appelé et la façon de choisir l'onduleur.
Ce qui peut fonctionner en même temps, au maximum. Estimé d'après votre consommation, ou calculé depuis vos appareils. Corrigez-le si vous connaissez le vôtre : c'est lui qui dimensionne l'onduleur.
Un moteur appelle plusieurs fois sa puissance nominale pendant une à deux secondes au démarrage. C'est ce multiple, et non la puissance de pointe, qui décide si l'onduleur tient ou se met en sécurité à chaque fois que le compresseur se déclenche. C'est la panne la plus fréquente sur les installations sous-dimensionnées.
05 La toiture
Facultatif. Si vous la renseignez, le simulateur vous dit si le champ tient sur le toit.
Un panneau à l'ombre une partie de la journée produit moins, et il faut donc en poser davantage.
06 Votre matériel
Facultatif, et c'est la partie la plus utile si vous avez déjà un devis en main. Jusqu'ici le simulateur a calculé ce qu'il faudrait installer. Décrivez ici ce qu'on vous propose, ou ce que vous possédez déjà : les chiffres de rentabilité seront alors recalculés sur ce que ce matériel-là délivre réellement, et non sur le besoin théorique.
L'onduleur
La fiche technique appelle souvent la seconde « surge » ou « peak power ». C'est elle, et non la puissance nominale, qui décide si un compresseur de climatisation parvient à démarrer.
Laissez vide ce que vous ne trouvez pas : chaque champ renseigné ajoute un contrôle, les autres sont simplement passés.
Le parc de batteries
Les tensions s'additionnent.
Les capacités s'additionnent.
Les panneaux
Les trois premières valeurs sont sur l'étiquette au dos du panneau, sous l'intitulé « STC ». Le coefficient de température est dans la notice : il est négatif, et c'est lui qui fait monter la tension au petit matin, quand les panneaux sont froids.
Hypothèses de calcul
Ce sont des valeurs de calcul par défaut, pas des mesures. Modifiez-les si vous connaissez les vôtres ; tout se recalcule.
Barème tarifaire appliqué : Arrêté interministériel du 24 mars 2025, en vigueur depuis mai 2025.
Votre installation de pompage
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kWc de panneaux
—
kW de pompe
—
m³ de réservoir
- Énergie hydraulique
- —
- Énergie électrique
- —
- Débit à assurer
- —
- Modules
- —
- Eau remontée par an
- —
Aucune batterie : l'eau stockée en hauteur remplace le stockage électrique. C'est ce qui rend ce cas le plus économique — et c'est aussi pourquoi le débit baisse en saison des pluies, quand l'ensoleillement chute. Vérifiez que votre forage peut réellement fournir ce débit avant de commander la pompe.
Votre installation
—
kWc de panneaux
—
kWh de stockage
—
kVA d'onduleur
- Consommation retenue
- —
- Modules
- —
- Surface de toiture
- —
- Onduleur, crête au démarrage
- —
- Production estimée
- —
Côté électrique
- Branchement
- —
- Courant de ligne en service
- —
- Courant au démarrage
- —
- Calibre de protection
- —
- Onduleur triphasé minimal
- —
Contrôles du matériel
Chaque ligne compare deux grandeurs et affiche les deux. Rien n'est caché : vous pouvez refaire chaque calcul vous-même, ou le faire vérifier par un autre installateur. Ces contrôles portent sur la cohérence électrique du matériel. Ils ne remplacent pas une étude sur site : sections de câbles, chutes de tension, mise à la terre, parafoudres et tenue de la charpente se déterminent sur place.
Ce que ce matériel délivre réellement
Les chiffres ci-dessous ne sont plus ceux du besoin théorique, mais ceux du matériel que vous avez décrit, dans l'ordre physique des choses : les panneaux alimentent d'abord les usages du moment, le surplus charge la batterie dans la limite de ce qu'elle accepte, et la batterie restitue le soir en perdant les rendements de conversion.
—
% du besoin réellement couvert
—
kWh/j retirés au réseau
—
kWh/j produits et perdus
- Puissance crête installée
- —
- Parc de batteries
- —
- Couvert en direct, la journée
- —
- Restitué par la batterie, le soir
- —
Le schéma de votre installation
Courant continu Courant alternatif Réseau CEET
Avec ou sans stockage
Le stockage est le poste le plus cher et le seul à remplacer. Voici ce que chaque architecture change, à consommation égale.
| Architecture | Panneaux | Stockage | Économie / an |
|---|
Sans stockage, l'installation ne couvre que ce qui se consomme pendant la journée et ne sert à rien pendant une coupure du soir. En échange, il n'y a ni batterie à acheter, ni batterie à remplacer dans dix ans.
Ce que vous cessez de payer
Ce que ces kilowattheures vous coûtent aujourd'hui
—
le kWh au réseau
dernière tranche atteinte
contre
—
le kWh au groupe
carburant seul
Le bilan de la première année
| Réseau CEET | — |
|---|---|
| Carburant du groupe évité | — |
| Cessé d'être payé chaque année | — |
| Entretien de l'installation | — |
| Économie nette la 1re année | — |
Votre facture
- Facture actuelle
- —
- Facture après solaire
- —
- Économie la 1re année
- —
Amortissement
Sur quelle durée juger l'installation. Les panneaux tiennent vingt-cinq ans, la batterie et l'onduleur non : plus la durée est longue, plus il y a de renouvellements à payer, et le calcul les compte.
—
années pour rembourser
—
économisé la 1re année, entretien déduit
—
gain net sur 20 ans
—
CO₂ évité
Faire vérifier ce calcul
Cette estimation vaut ce que valent les chiffres que vous avez saisis. Un relevé sur site la remplace par un dimensionnement engageant, avec un devis chiffré poste par poste.
La méthode de calcul, en clair
Rien n'est caché : voici les formules utilisées, dans l'ordre où elles s'appliquent. Un technicien peut les refaire à la main et retrouver les mêmes résultats.
De la facture à la consommation
On retire d'abord les redevances fixes — redevance de puissance, entretien du branchement, location du compteur — puis on remonte le barème CEET tranche par tranche jusqu'à épuiser le montant restant. L'économie, elle, se calcule au tarif marginal : le solaire supprime les kilowattheures les plus chers en premier, pas des kilowattheures au tarif moyen.
Puissance crête du champ
Pc = E / (Hi × PR × Fo)
E énergie à produire par jour, Hi heures d'ensoleillement utile, PR ratio de performance, Fo facteur d'orientation et d'ombrage. Le ratio de performance couvre déjà la température, l'empoussièrement, le câblage, le désappairage et l'onduleur — il n'est donc pas réappliqué ailleurs.
Stockage
Cu = max(Enuit ; Ejour × N) / (ηond × ηbat)
Cn = Cu / DoD
On retient le plus exigeant entre le cycle quotidien et la réserve d'autonomie, puis on remonte côté batterie en divisant par les rendements de l'onduleur et de la batterie. La capacité nominale s'obtient en divisant par la profondeur de décharge admissible — 0,85 en lithium fer phosphate, 0,50 en plomb. C'est là que se joue l'écart de prix réel entre les deux technologies.
Onduleur
Scontinu = P × 1,25 / cos φ
Scrête = (P + Pmoteur × (kdém − 1)) / cos φ
Deux grandeurs distinctes. La puissance continue est celle que l'appareil tient en permanence ; la puissance de crête est celle qu'il doit encaisser quelques secondes au démarrage des moteurs, et que les fiches techniques appellent surge. Les confondre conduit soit à surpayer, soit à voir l'onduleur couper à chaque démarrage du compresseur.
Le cas dimensionnant est précis : tout fonctionne, et le plus gros moteur démarre. Seul ce moteur voit son appel majoré par kdém ; les autres récepteurs tournent déjà et n'appellent que leur puissance nominale. Majorer la pointe entière, comme le font beaucoup de calculateurs, revient à supposer que l'éclairage et les téléviseurs appellent eux aussi trois fois leur puissance : cela conduit à vendre un onduleur près de deux fois trop gros. Quand la liste d'appareils n'est pas renseignée, le plus gros moteur est inconnu et la majoration porte alors sur la pointe entière — le résultat le dit explicitement.
Monophasé, triphasé, courants
Monophasé : I = S / U
Triphasé équilibré : I = S / (√3 × U)
S puissance apparente en voltampères, U tension — entre phase et neutre en monophasé, entre phases en triphasé. À puissance égale, un branchement triphasé 400 V appelle un courant √3 fois plus faible qu'un monophasé 230 V : c'est tout l'intérêt du triphasé, et c'est ce courant qui détermine les sections de câbles et les calibres de protection. La puissance souscrite et le calibre du disjoncteur de branchement disent donc la même chose de deux façons, et le simulateur les garde cohérents.
Le calibre proposé est la valeur normalisée immédiatement supérieure au courant d'emploi, selon la série de la CEI 60898-1 : 6, 10, 13, 16, 20, 25, 32, 40, 50, 63, 80, 100, 125 A.
Puissance d'un onduleur triphasé
Stri mini = 3 × (Pphase la plus chargée × 1,25 / cos φ)
C'est le point le plus mal compris du triphasé, et la source d'erreur la plus coûteuse. Un onduleur triphasé de 9 kVA ne délivre pas 9 kVA sur une phase : il délivre 3 kVA par phase. Un climatiseur de 5 kW branché sur une seule phase ne démarrera donc pas, quelle que soit la puissance totale inscrite sur l'étiquette. Tant que les charges sont concentrées sur une phase, il faut acheter trois fois cette phase et les deux autres restent inutilisées. Rééquilibrer les départs du tableau coûte presque toujours moins cher que d'acheter cette puissance.
Le taux de déséquilibre affiché est l'écart de la phase la plus chargée à la moyenne. La EN 50160 encadre le déséquilibre de la tension fournie ; pour la conception, l'usage est de rester sous une dizaine de pour cent en courant.
Parc de batteries
Ubus = Uunitaire × nsérie
Cparc = Cunitaire × nparallèle
Enominale = Ubus × Cparc / 1000
Idécharge = Palternatif / (ηond × Ubus)
La mise en série additionne les tensions sans changer la capacité ; la mise en parallèle additionne les capacités sans changer la tension. La tension du bus doit tomber dans la fenêtre admise par l'onduleur — elle ne se règle que par le nombre d'éléments en série. Le courant de décharge, lui, est inversement proportionnel à la tension du bus : c'est pourquoi on monte en 48 V plutôt qu'en 12 V dès que la puissance augmente.
Au-delà de quatre branches en parallèle, le courant se répartit mal entre les branches et les éléments vieillissent inégalement ; c'est une limite d'usage que la plupart des fabricants reprennent dans leurs notices.
Tension des chaînes photovoltaïques
Voc(T) = Voc,STC × nsérie × (1 + β × (T − 25))
β est le coefficient de température de la tension à vide, négatif, de l'ordre de −0,28 %/°C. La tension est donc maximale quand les modules sont froids, au lever du jour, et c'est cette valeur-là qui doit rester sous la limite d'entrée de l'onduleur. Sous notre climat la correction est modeste — quelques pour cent — mais une tension dépassée détruit l'étage d'entrée, et ce n'est pas couvert par la garantie.
Énergie réellement soustraite au réseau
Quand vous décrivez votre propre matériel, l'économie n'est plus calculée sur le besoin théorique mais sur ce que ce matériel délivre, dans l'ordre physique des choses : la production alimente d'abord les usages du moment ; le surplus charge la batterie, dans la limite de ce qu'elle accepte ; la batterie restitue le soir en perdant les rendements de conversion ; et ce qui reste est perdu. Sans contrat de revente du surplus, un champ surdimensionné ne rapporte pas davantage — c'est la ligne que les calculateurs commerciaux omettent, et elle change tout.
Enfin, si un contrôle de cohérence montre que le matériel décrit ne peut pas fonctionner, aucun point mort n'est affiché. Annoncer une rentabilité qui suppose une installation qui ne tiendra pas la charge serait le mensonge le plus coûteux que cet outil puisse produire.
Pompage solaire
Ehyd = ρ·g·Q·H / 3,6×10⁶ = 0,002725 × Q × HMT
Eélec = Ehyd / ηpompe
Élever un mètre cube d'un mètre demande 0,002725 kWh. HMT est la hauteur manométrique totale : profondeur dynamique, plus hauteur de refoulement, plus pertes de charge. Le rendement retenu est celui de l'ensemble pompe, moteur et variateur. Aucune batterie : le réservoir tient lieu de stockage.
Amortissement
Temps de retour simple, non actualisé. Le calcul intègre la hausse annuelle du tarif, la dégradation des modules, la maintenance annuelle, et surtout le remplacement de la batterie et de l'onduleur à leur échéance. Un amortissement sur vingt ans qui ignore ces renouvellements annonce un gain qui n'existe pas.
Références
Le dimensionnement s'appuie sur les pratiques du guide UTE C 15-712 (installations photovoltaïques) et de la CEI 60364 (installations électriques basse tension). Côté matériel, les normes produits applicables sont CEI 61215 et CEI 61730 pour les modules, CEI 62109 pour les convertisseurs, EN 50539-11 pour les parafoudres côté continu.
Ces références sont européennes. Au Togo, il n'existe pas d'équivalent obligatoire pour une installation domestique — raison de plus pour savoir sur quoi votre installateur s'appuie.
Ce que cet outil ne fait pas
Il ne calcule ni les sections de câble, ni les chutes de tension, ni le schéma de liaison à la terre, ni le choix des parafoudres, ni les distances de sécurité. Ces grandeurs dépendent des longueurs réelles, du mode de pose, de la température ambiante et de la résistivité du sol : elles se relèvent sur place, elles ne se devinent pas depuis un navigateur. Il ne vérifie pas la tenue de la charpente ni l'exposition au vent.
Les calibres de protection qu'il indique sont ceux qui découlent du courant d'emploi. Ils ne tiennent pas compte de la coordination avec les protections amont, du pouvoir de coupure nécessaire, ni de la sélectivité : un calibre juste sur le papier peut être inadapté dans un tableau donné.
Les contrôles de cohérence du matériel comparent des grandeurs entre elles. Ils ne valident pas la qualité d'un équipement, l'authenticité d'une fiche technique, ni la conformité de la pose. Un matériel qui passe tous les contrôles peut être mal installé.
Il ne remplace ni un relevé sur site, ni une note de calcul, ni un devis.
Les résultats sont des ordres de grandeur destinés à préparer une discussion. Ils ne remplacent ni un relevé sur site, ni une étude, ni un devis. Le barème CEET et les prix évoluent : vérifiez-les avant de vous engager.